Une bonne partie de 2025 passée à graver des dizaines et des dizaines de tampons animaliers en vue d'un album à paraître en 2026 à L'Atelier du Poisson soluble
À suivre...
Une partie des tampons, avec leurs pochoirs
Le blog de Yann Fastier
Une bonne partie de 2025 passée à graver des dizaines et des dizaines de tampons animaliers en vue d'un album à paraître en 2026 à L'Atelier du Poisson soluble
À suivre...
Une partie des tampons, avec leurs pochoirs
Les Anarchats
Sur un texte irrévérencieux de Grégoire Kocjan, un album inédit, plein de petits traits et de poils de chat, à paraître ici ou là, un jour ou l'autre...
Réédition de mon roman Les Ailes de la liberté
dans un numéro hors-série de Je Bouquine,
que je suis fier de partager avec monsieur Yves Grevet
Talents hauts ayant jugé bon d'arrêter la série et, tant qu'on y est, de retirer de la vente les deux premiers tomes (un an à peine après la sortie de La Fille du dieu Pan), le troisième restait en plan. J'en ai donc fait un tiré à part, imprimé à 30 exemplaires à l'enseigne de la Librairie romanesque et réservés aux seuls amis de Sasha et Sidonie.
Invitées à Bruxelles pour suivre les répétitions d'une opérette tirée d'Alecto, nos deux héroïnes se heurtent à une série de crimes touchant des membres éminents du Bureau International de la Paix. Des crimes qui, tous, portent la marque de l'Inde et de ses mystères...
Un extrait du premier chapitre
— Gambinaud ! Encore Gambinaud ! Toujours Gambinaud ! Ah ! mais j’aurais dû m’en douter ! Ça faisait trop longtemps que ce malandrin n’avait pas fait parler de lui ! Gambinaud-la-glu ! Gambinaud-le-ténia ! Gambinaud l’égorgeur, oui ! Ce sacripant, qui prend le métier pour la forêt de Bondy ! Oh ! mais il va apprendre à me connaître ! Ça ne se passera pas comme ça, c’est moi qui vous le dis ! Il va trouver à qui parler, ce fils du furoncle et du scorpion ! Gambinaud ! Ah ! mon lapin ! Ah ! tu veux jouer ? Eh bien on va jouer ! Et tous les deux ! Tu m’entends, canaille ? Bougre de mycose des pieds, je vais t’en faire bouffer, des vipères, moi, et des plus grosses que tu ne crois ! À t’en faire péter le sac ! À t’en déballer les asticots ! Le pal n’est pas fait pour les chiens, mon coco, sauf pour les galeux de ton espèce ! Chancre mou ! Cannibale ! Orchidoclaste ! Mais je l’emmielle, moi, le Gambinaud, vous m’entendez ? Je le scie en petits cubes ! Avec une scie rouillée ! Mieux ! Je le dévisse et je le remonte à l’envers ! Mais non, voyons ! La tête à la place du chose, on ne verra même pas la différence ! Non ! Je le découpe en lanières, plutôt, ce prince des glaviots, ce marchand de papier, et je me le tricote en manière de torchecul ! Je le désosse tout vif à la pince à épiler ! Je le…
— Mais… qu’est-ce qu’il vous a fait ? glissa Sidonie, profitant d’une brève pause de son éditeur hors d’haleine.
— Ce qu’il m’a fait ? Ce qu’il m’a fait ? hennit monsieur Bellevenue, la barbe en bataille. Ce qu’il nous a fait, vous voulez dire ! Tenez ! Voilà la dernière trouvaille de ce serpent !
Il lui mit dans les mains un fascicule à la couverture bariolée. On y voyait un homme masqué, drapé dans une cape bleue et brandissant une sorte de pistolet d’où jaillissait un éclair qui s’en allait foudroyer un bourreau cagoulé de rouge au moment où son énorme hache allait s’abattre sur la nuque d’une jeune femme obligeamment dévêtue. Le titre, enfermé dans un cartouche, emplissait toute la partie haute de l’image. En lettres de feu barrées d’un éclair stylisé, on y lisait : Électro.
— Ah oui, quand même, admit Sidonie.
— Du plagiat caractérisé ! Mais je le ferai dégorger dans la chaux vive, moi, cet électricien de malheur, ce…
— Cela dit, ce n’est pas non plus tout à fait la même chose, le coupa-t-elle avant qu’il ne recommence. D’une certaine façon, on pourrait même prendre ça comme une sorte d’hommage, non ? Ce serait presque flatteur.
— Un hommage ! Hin ! Un hommage de Gambinaud ! Vous en avez de bonnes, vous ! Un hommage… Trente ans ! Trente ans que ce gredin, ce bandit, me taille des croupières et s’accroche à moi comme une tique ! Et vous voudriez qu’il me rende hommage, à présent ? Hin !
— Enfin, vous n’avez pas à vous plaindre, il me semble. Alecto se vend toujours bien, non ?
— Bien… bien… Mon petit, quand vous aurez autant de maison que moi, vous saurez que ça ne veut rien dire. Tout peut toujours basculer d’un moment à l’autre, surtout face à la concurrence déloyale des Gambinaud et autres suceurs de sang. Enfin…
Le directeur de la Librairie romanesque, tremblant d’indignation, s’assit à son bureau et s’épongea le front à l’aide d’un grand mouchoir brodé à ses initiales.
— Enfin… Dites-moi… j’y pense… Votre belle sauvage, là, elle ne pourrait pas nous arranger ça ?
— Pardon ?
— Oh ! je ne parle pas de le tuer, bien entendu. Mais un petit coup de matraque plombée derrière les oreilles, là, histoire de lui rappeler la politesse… Il me semble que ce serait dans ses cordes, non ?
— Quoi ? Mais il n’est pas question de mêler Sasha à vos manigances !
— Allons, allons, je suis sûr qu’elle se ferait un plaisir d’assommer un éditeur et…
— Non !
— Bon, bon, je n’insiste pas. Mais tout de même, mon petit, je me demande parfois laquelle est la tutrice de l’autre.
***
J'ai entre-temps récupéré les droits sur les deux premiers tomes de la série et je ne compte pas m'arrêter là...
Avis aux éditeurs !
Le week-end dernier aux 28e Cafés littéraires de Montélimar, histoire de causer d'Alecto et de me gaver de nougat !
Rencontres avec des collégiens dans le cadre du Prix littéraire Jeunesse LGBTQ+ organisé par l'association Polychromes, à Nice, et pour lequel Danxomè est en lice !